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  • LES PURANA

    LES PURANA

    Conférence prononcée le 12 janvier 2017
    par Swami Veetamohananda
    à la Fédération védique de France

    SOMMAIRE

    1. Que sont les purānā ?
    2. A. Le Rāmāyana (première partie)
    2. B. Le Rāmāyana (deuxième partie)
    3. Le Mahābhārata

    1. Que sont les purānā ?

    Les purāna sont un sujet de réflexion qui peut nous apporter de nombreux enseignements pour le monde d’aujourd’hui. Le mot purāna peut être divisé en deux : pura veut dire “ancien”, par opposition à nava qui signifie “nouveau”. Pour transformer notre vie de tous les jours, nous cherchons la nouveauté parce que la vie éternelle, les valeurs éternelles, s’expriment pour nous de façon nouvelle.

    Il y a une deuxième signification : pura signifie la “cité” et le corps est comparé à une cité : « nava dvare pure dehi »  qui se traduit par : « Cette cité (ce corps) possède neuf portes », qui correspondent aux sept ouvertures des cinq organes de perception et aux deux organes d’élimination. Ce sont les neuf portes. Le Soi est l’habitant de cette cité, il s’identifie avec elle et la gouverne. Mais en général dans la vie de tous les jours, ce sont les organes des sens qui dirigent le Soi, ce n’est pas le Soi qui dirige les organes. Cette situation est la cause de tous nos problèmes, difficultés et souffrances.

    Les valeurs qui sont exprimées dans les purāna sont universelles, elles sont destinées à tout le monde quelles que soient nos origines et nos croyances. S’il nous semble que les histoires qui expriment ces valeurs appartiennent à un peuple particulier ou se réfèrent à une croyance ou une tradition particulières, c’est une erreur : ces histoires appartiennent à tout le monde.

    Les valeurs exprimées dans les Védas sont la base des purāna. Selon la tradition de l’Inde, c’est un grand sage, Vyāsa, qui a compilé la connaissance en composant les Védas. Il existe de nombreuses preuves que les hommes de la période védique étaient en relation d’échanges avec d’autres peuples, d’autres pays. C’est pourquoi les histoires décrites dans les purāna touchent l’être humain quelle que soit son origine. En allant dans la profondeur pour analyser les histoires racontées dans les purāna, on constate que cet enseignement est valable pour tout le monde.

    Après avoir compilé cette connaissance dans les Védas, Vyāsa a jugé ce texte trop complexe pour les gens ordinaires. C’est pourquoi il l’a explicité dans des histoires afin que tous aient accès au savoir, à la connaissance. Il s’est adapté aux besoins de la société, aux croyances et aux  tempéraments des gens de cette époque. Ainsi, ce que racontent les purāna est parfaitement adapté au monde d’aujourd’hui.

    Les sages étaient des scientifiques spirituels. C’est pourquoi les purāna ont été source d’inspiration pour les arts, la danse et la musique, pour les sciences, l’architecture, la chimie et la physique, et même pour la sociologie et la politique. L’architecture de tous les temples que nous pouvons admirer provient de l’application de cette connaissance, de cette sagesse. C’est la même chose pour le développement de la chimie et de la physique. On peut dire que tout est dans les purāna.

    On compte 18 purāna principaux qu’on appelle les maha purāna. Parmi les purāna, deux sont particulièrement réputés : le Rāmāyana, qui est l’histoire de Rāma, et le Mahābhārata. Pour ceux qui reconnaissent Śiva comme l’absolu, l’auspicieux ou l’infini, le Śiva purāna développe les valeurs adaptées à leurs besoins et à leurs croyances. Un autre purāna s’intéresse à l’aspect féminin et examine comment la Réalité absolue s’exprime dans le féminin, comment la création se manifeste, comment cette force élimine les forces négatives.

    À côté de ces 18 purāna principaux, il y a une quarantaine de purāna secondaires. Tous les purāna expliquent la même valeur, de manière adaptée aux gens auxquels chacune s’adresse.

    2. A. Le Rāmāyana
    Première Partie

    Le mot Rāmāyana peut être décomposé en deux parties : rāma et ayana. “Rāma” en sanskrit vient de ram, le mantra semence du feu. C’est le mantra ram qui est utilisé pour la purification. Dans la période védique toutes sortes de pratiques yogiques étaient faites avec l’aide de cet élément cosmique, le feu. C’est l’infini qui s’exprime comme ram.
    Le mot “ayana” signifie : “ce qui nous conduit” vers notre être réel. C’est la source.
    Ainsi ce purāna commence par l’histoire de Daśaratha. Daśa signifie 10 (sous-entendu directions) et ratha signifie chariot. La katha upanisad (les upanisad sont l’expression des Védas) dit : « sarīram ratham eva tu » , « ce corps est comme un chariot ». Les organes des sens sont les chevaux qui tirent le chariot. Celui qui est conduit par le chariot c’est l’âme individuelle. Le conducteur du chariot c’est la buddhi, l’intelligence. Daśaratha représente l’âme individuelle, qui possède la capacité de se diriger dans n’importe laquelle des dix directions : huit directions autour de lui, une vers le haut et une vers le bas. Chaque âme individuelle possède cette capacité d’intelligence pour diriger la conscience dans les dix directions.
    L’âme qui est polluée, limitée, conditionnée par le psychophysique est aux prises avec de multiples difficultés qui causent les souffrances dans la vie. Si l’âme est purifiée, elle est conduite vers l’infini, la vie éternelle, la vie réelle. Au contraire si l’âme individuelle se dirige dans n’importe quelle direction, sans discernement, sans discrimination, l’individu est conduit vers toutes sortes de souffrances. C’est la signification du Rāmāyana.

    De même que l’âme individuelle veut avoir la satisfaction, la joie, Daśaratha voulait voir ce qu’est la joie. En réalité c’est le Soi qui est la joie, ce n’est pas le corps ni le mental. Mais pour la plupart d’entre nous, la joie c’est d’avoir un fils ou une fille, car nous tournons notre joie vers nos enfants et l’âme individuelle veut se voir elle-même en l’autre. Toutefois ce n’est pas un problème parce que, si l’on n’arrive pas à retourner à la source, les fils ou filles vont endosser la responsabilité de donner la direction juste vers la source réelle et essayer d’accomplir tout ce qui n’a pas été accompli dans la vie de leurs parents.
    Pour ces raisons, Daśaratha désira avoir des fils. Il avait trois épouses, les trois reines. La première est Kausalyā, dont le nom signifie “dominée par la qualité sattva”, elle est l’équilibre, la bonté du cœur, l’intelligence, la beauté, la personnalité totale. Kausalyā sait ouvrir son cœur à tout le monde, elle aime tout le monde. C’est cela sattva.
    Sa deuxième épouse, Kaikeyī est la personnification de rajas, l’agitation, l’avidité, l’égocentrisme, l’infidélité. Elle s’oppose à son époux, c’est une sorte de séparation, d’aliénation qui fait souffrir le roi, mais aussi les autres et la société. C’est ainsi que cette qualité rajasique conduit l’individu vers l’avidité et la destruction, elle fait souffrir la famille, la société, la nation, elle mène le monde à la destruction. C’est aussi ce que nous vivons aujourd’hui.
    Le nom de sa troisième épouse, Sumitrā, signifie : “amicale avec tout le monde”. Elle personnifie tamas.
    Toutes les trois vont donner naissance à des fils : Rāma est le fils de Kausalyā. Bharata est le fils de Kaikeyī. Sumitrā a deux fils, Laksmana et Śatrughna.
    Rāma, le premier fils, est l’expression de l’âme pure. En Rāma c’est la vie éternelle qui s’exprime. Bharata, l’âme dominée par la qualité rajas, ne l’est pas autant que sa mère car il a hérité d’une partie de la qualité sattva. C’est pourquoi l’avidité et l’égocentrisme étaient absents de sa personnalité.
    Le premier fils de Sumitrā, Laksmana, est la pureté, l’âme individuelle. Le deuxième fils est Śatrughna dont le nom vient de “śatru” qui signifie “l’ennemi”. Les ennemis sont l’avidité et l’égocentrisme qui nous conduisent à vouloir posséder tout pour nous-mêmes. Comme leur mère, les deux frères sont dominés par tamas, mais grâce à la force de leur frère Rāma, qui est la force sattvique, ils sont transformés. Ainsi Laksmana représente l’être total et Śatrughna peut s’opposer à ses ennemis.
    Tous les frères sont proches de Rāma, l’amour entre les quatre frères est intense, de telle sorte leur tempérament se transforme, il devient sattvique. Cela nous montre que nous devons maîtriser les qualités rajasique et tamasique pour atteindre l’état sattvique, l’état d’équilibre. Pour nous conduire vers la Réalité, pour être unifié avec la source, nous avons besoin de développer un amour intense dans notre cœur. Les quatre frères sont très proches grâce à cet amour. Être avec Rama veut dire être avec cette force qui nous purifie, qui nous aide à être dans cet état d’équilibre. En fait, les quatre frères sont un. De la même manière nous devons transformer les qualités tamas et rajas en la qualité sattva. C’est ce que feront les trois frères parce qu’ils sont connectés à Rāma.

    Rāma a épousé Sītā qui est la fille de la terre de l’Inde. À cette époque l’Inde a connu une importante immigration venue du Nord. Les immigrants sont les Aryens qui sont arrivés en Inde après avoir traversé la Perse et différentes régions. Alors que Sītā était originaire d’Inde et était dravidienne, Daśaratha et donc Rāma étaient aryens. Rāma était l’adorateur de sūrya, le soleil qui est adoré par beaucoup de gens en Perse, ce qui témoigne de son origine. Socialement parlant, étant marié à la fille du pays, il bénéficie de l’intégration. Mais beaucoup de gens étaient contre cette intégration. C’est le cas, par exemple, de Rāvana qui, lui aussi, était dravidien et, à ce titre, pensait avoir des droits sur Sītā, il voulait lui-même l’épouser.

    Rāvana connaissait de nombreuses sciences et pas seulement la science des armes. Il était un érudit dans le domaine des Ecritures. Mais il était dominé par la qualité rajas, l’agitation, la passion. Quand rajas domine l’âme individuelle, toutes sortes de confusions l’envahissent. On n’arrive pas à se diriger soi-même, on ne sait plus ni quoi faire, ni comment agir. Les deux mots Rāma et Rāvana commencent par la même syllabe : ra. Dans “Rāvana” il y a en plus  “vana” qui veut dire : “la forêt”. Dans cette forêt noire il est impossible de réfléchir de façon juste, on ne sait pas quoi faire, comment agir, où agir, quand agir. Comme Rāvana, si nous sommes emportés par les passions et les tentations nous sommes perdus dans la forêt, vana.

    Rāma est la Réalité infinie.  Sītā n’est pas différente de cette Réalité. En sanskrit Sītā c’est la śakti qui signifie “force”. Dans les valeurs spirituelles il y a trois sortes de forces qui s’expriment en nous.

    La première force, cit śakti, est la force de connaissance, la conscience pure. Cette conscience pure s’exprime comme la force d’intelligence pure. C’est elle qui nous montre le chemin juste, de quelle façon agir, comment agir, à quel moment agir. Sītā symbolise l’expression de cette śakti, l’expression de cette force. Cette intelligence, s’exprime comme force de volonté : c’est la deuxième force, icchā śakti. Par exemple quand des parents veulent un enfant, c’est la force de volonté, l’icchā śakti qui les fait agir. Alors le cœur s’exprime. La troisième force est kriya śakti, la force d’activité, qui nous permet d’accomplir tout ce que nous voulons. L’intelligence et la volonté se combinent pour que cette kriya śakti s’exprime.

    Sītā est la combinaison de ces trois forces. Rāma est la vie éternelle qui s’exprime en chacun de nous. Dans le monde, la śakti s’exprime comme attirance, c’est pourquoi Rāvana est attiré par Sītā. Mais il ignore que cette attirance est, en réalité, attirance vers l’infini. À cause de cette attirance il veut épouser Sītā et il met en œuvre tous les moyens possibles pour la posséder, jusqu’au vol. Comme l’avidité domine sa personnalité, son attirance et son identification à ses passions le conduisent à des actes cruels. Il devient cruel, partout, dans chaque acte, dans chaque pensée. L’homme, qui est dominé par rajas et qui est devenu l’agitation même, est rempli de confusions, de colère, et à cause de cela il perd la tête, son intelligence ne fonctionne plus de façon juste et il est conduit à faire toutes sortes d’actions injustes. C’est pourquoi Rāvana a enlevé Sītā. Il croyait que cela le rendrait heureux, que cela lui donnerait des plaisirs. Nous aussi, de la même manière, nous recherchons des plaisirs.

    Nous devons être conscients de la Réalité pour progresser dans la vie de tous les jours. Sinon nous entrons dans la “forêt noire”, la forêt inconnue où nous n’arrivons pas à trouver notre chemin. Si nous ne suivons pas ces valeurs qui nous ont été proposées il y a plus de 10 000 ans, nous sommes conduits à des guerres, des conflits, à cause des divisions et des croyances erronées, comme nous pouvons le voir encore aujourd’hui. Alors pourquoi ne pas revenir à ces valeurs éternelles ? Mais comment allons-nous utiliser les trois śakti citées ci-dessus ? Allons-nous les utiliser pour notre avidité ? Si nous les manipulons pour des besoins ordinaires, nous créons des problèmes et des difficultés. L’enseignement est le suivant : « Vous êtes cette Réalité infinie, vous possédez des potentialités infinies et ces potentialités s’expriment comme śakti ». Il est essentiel de comprendre comment utiliser les trois forces de façon juste, car les souffrances proviennent de la méconnaissance de l’expression de ces forces dans la personnalité.

    2. B. Le Rāmāyana
    Deuxième Partie

    Il existe une deuxième signification : le mariage de Rāma et Sītā, comme tout mariage, représente l’union de deux âmes. Quand l’âme est unifiée, on ne peut plus la séparer. Quand deux âmes sont unifiées par le mariage, comment peuvent-elles divorcer ? Vous pouvez dire que c’est fini dans le domaine matériel, mais comment pourriez-vous dire que c’est fini lorsqu’une âme a été unie avec une autre âme ? C’est pourquoi dans le védanta brahman et śakti sont un, il n’y a pas de différence. L’infini c’est brahman qu’on peut aussi appeler Rāma. La force de brahman c’est śakti qu’on peut appeler Sītā. Rāma et Sītā ne peuvent être séparés, comme brahman et śakti sont inséparables. L’homme et la force de l’âme sont un. La śakti est toujours l’expression de brahman, la Réalité, ils sont inséparables.

    Rāvana était un rāksasa, c’est-à-dire un être au caractère cruel, qui veut dominer les autres et leur créer des problèmes. Un rāksasa réalise des actions injustes et il utilise le pouvoir de façon injuste. L’homme qui a le caractère d’un rāksasa essaye de mettre toutes sortes d’obstacles contre la recherche spirituelle, de manière que les scientifiques spirituels ne sachent plus de quelle façon ils peuvent aider la société. Par exemple dans le Rāmāyana, Rāvana demanda à son frère de placer des obstacles contre les sacrifices pour empêcher que les sacrifices, qu’on nomme en sanskrit “yajña”, soient une révélation pour les sages. Le sacrifice, en effet, qui est une sorte de yoga, est une prière et une méditation sur l’absolu, une introspection par laquelle les sages essayent de découvrir quelque chose de nouveau qui soit bénéfique pour tout le monde, pour la société.
    Rāma est donc une incarnation divine et une expression de l’Infini. L’Infini est appelé “rtam” qui signifie l’harmonie. C’est la force de vie qui contient l’harmonie, la paix, l’amour. Tout ce dont nous avons besoin est là dans cette Réalité. Rāma est la force de vie qui s’exprime dans les sept aspects de l’infini :
    l’harmonie d’énergie pure,
    la luminosité,
    la beauté ; ces trois aspects ensemble s’expriment comme :
    l’amour pur, qui s’exprime comme :
    l’intelligence pure. En effet si vous n’aimez pas quelque chose vous n’allez pas mettre d’enthousiasme pour savoir ce que c’est ou pour savoir d’où cela vient. Vous préférez rester dans l’ignorance. Ce n’est que lorsque vous commencez à aimer quelque chose que vous essayez de l’analyser, de mener une recherche, de faire appel à l’intelligence. L’intelligence pure élimine toutes les contractions, conditions, limitations. Elle permet la concentration, c’est la force qui s’exprime en nous comme force de recherche. L’intelligence nous rend capables de savoir ce qu’est le réel, et c’est :
    la connaissance, la sagesse, qui elle-même nous conduit à :
    la félicité infinie.

    Les sages, les scientifiques spirituels, essayent d’avoir la perception directe du Réel. Mais toutes sortes de forces surviennent qui prennent la forme d’obstacles. Par exemple si vous méditez chez vous, les autres peuvent vous critiquer : « Oh, c’est un être sectaire », « Pourquoi lisez-vous cela ? Cela ne sert à rien. Ce sont des idées du passé ». Mais ces personnes qui vous critiquent ont-elles essayé de découvrir de quelle façon une pensée, même ancienne, est utile dans la vie de tous les jours ? Les hommes des anciennes sociétés voulaient eux aussi le bonheur et ils le recherchaient scientifiquement. Il y a des milliers d’années, ils faisaient déjà des recherches qui leur ont donné des connaissances. Par exemple, dans la région où coule la rivière Sindhu, la société indo-européenne était très avancée : ils avaient découvert des méthodes pour prévoir les tremblements de terre, les inondations ou une sécheresse. Ils ont aussi appris comment progresser vers le bonheur.

    Bien que déjà marié, Rāvana voulait une deuxième femme, il voulait épouser Sītā, par avidité à cause d’une attirance illégitime. Un tel désir illégitime conduit l’homme à la souffrance, aux difficultés. Ce n’est pas l’attirance physique qui peut conquérir ; pour conquérir il faut le cœur. Malgré les conseils des autres il n’a jamais changé d’avis. Son frère, Vibhisana, était d’un haut niveau spirituel, il connaissait le Réel, l’Infini, pour lui la Réalité était  l’incarnation de l’Infini même, que vous pouvez appeler Dieu. Il eut l’intuition de la destruction de la société et il a conseillé à son frère Rāvana de prendre refuge auprès de cette Réalité. Rāvana ne l’a pas écouté, et toutes ses possessions ont été détruites. Tout a été éliminé.

    Quand Sītā a été enlevée, Rāma en la cherchant, arrive dans un lieu peuplé de singes. Les singes ne sont pas réellement des singes. En nous, des milliers et des milliers d’impressions sont là, qui s’expriment de multiples façons. Parmi les impressions, certaines sont positives, celles qui nous aident à nous maîtriser nous-mêmes. Certaines sont négatives, mais nous pouvons les maîtriser et les transformer. C’est ce que signifient les singes. Parmi eux, certains sont devenus saints, ils ont en eux de la sagesse, ils représentent les aspects positifs en nous.

    Parmi les singes il y a Hanumān. Son nom vient de “manas”, le mental, qui est établi dans l’équilibre. C’est ce que nous dit la Bhagavad Gītā : « Comment décrit-on un homme dont la sagesse est bien établie et qui est ferme dans la contemplation ? Comment parle-t-il cet homme à l’intelligence stable ? Comment s’assied-il  et comment marche-t-il ? » . Le mental s’équilibre, sans quoi il vient à connaître toutes sortes d’agitations, pareil aux singes qui sautent d’une branche à l’autre. Cette fluctuation est maîtrisée par celui qui pratique le yoga et Hanumān est un grand yogi.

    Hanumān pratique le karma yoga, autrement dit tout ce qu’il fait est dans la perfection, dans l’Amour. Tout ce qu’il fait est pour l’amour du Seigneur, qui est symbolisé par Rāma : « Tout ce que je fais, c’est pour Rāma », pour cette perfection d’être.

    Hanumān montre de la dévotion, c’est la pratique du bhakti yoga. Il répète toujours le nom de Rāma, ce qui signifie que sa conscience est toujours connectée avec la Réalité infinie.

    Hanumān pratique aussi la concentration, le rāja yoga. Quand il vit cette concentration totale, aucune force ne peut l’affecter.

    Enfin Hanumān pratique le quatrième yoga, la connaissance, le jñāna yoga. Il est le premier parmi les connaisseurs de la Réalité.

    Ainsi, dans le caractère d’Hanumān, vous trouvez l’intégration des quatre yogas. Le Rāmāyana montre ses capacités yogiques, par exemple il sait de quelle façon il peut réduire son corps à la taille d’un atome ; il connaît aussi le pouvoir de devenir immense. Hanumān avait aussi le pouvoir de voyager dans l’espace. Ces capacités yogiques sont des pouvoirs surnaturels. Ce n’est pas pour nous mais, dans la pratique du yoga, certains acquièrent de tels pouvoirs ou siddhi.

    Tout cela nous montre que si nous ne sommes pas conscients de la Réalité qui s’exprime en nous, si nous laissons l’ignorance ou l’avidité la conditionner, c’est la destruction. Cette histoire nous montre que nous devons être toujours conscients de la Réalité dans la vie de tous les jours. Pour que l’intelligence conduise ce chariot dans la bonne direction, nous devons la libérer de toutes les forces extérieures. Sinon les organes des sens nous attirent vers l’extérieur : quand ils disent « cela est la vérité, la réalité », l’âme dominée par rajas croit que c’est la vérité : « voilà ce qui me donne la joie, je veux le posséder ». Cette façon de penser c’est l’ignorance.

    Rāma élimine tous les caractères rajasiques. C’est ainsi que Vibhīsana a toujours été conscient de la Réalité et n’a jamais subi cette souffrance, ni souffert d’une guerre. Tous ceux qui entrent dans cet espace d’agitation sont détruits. Tandis que la qualité sattva nous conduit vers notre être réel. Voilà la signification du Rāmāyana.

    3. Le Mahābhārata

    Ce que décrit le Mahābhārata est similaire. L’histoire du Mahābhārata présente deux forces : la force sattvique et la force rajasique qui se combine avec tamas, l’inertie. Dans l’état d’inertie nous n’arrivons pas à réfléchir, il n’y a plus aucune activité positive, c’est l’ignorance qui domine. A l’intérieur du Mahābhārata, la Bhagavad Gītā est l’essence, la crème. Elle est ce qui reste quand on a éliminé les histoires inutiles, elle donne le sens, ou les valeurs importantes, pour la société. La Bhagavad Gītā commence avec une scène de guerre qui représente la guerre que nous menons en nous-mêmes. Nous devons combattre tout le temps les forces indésirables, les forces qui nous conduisent à la destruction, à l’avidité.

    Les cinq frères Pāndava ne sont pas différents : en eux c’est la même âme qui s’exprime. Le premier des frères est Yudhisthira dont le nom signifie “ferme”. Il représente la fermeté dont nous avons besoin pour mener nos actions dans cette vie. La fermeté est une expression de l’Infini. Dans cette histoire Krsna signifie « ce qui nous attire », c’est le Soi qui nous attire, nous aimante. C’est le Soi qui est la source de tout et qui s’exprime de façon différente en chacun. Il est important que nous en ayons la ferme conviction. Quand nous sommes convaincus de ce qu’est la Réalité nous sommes plus forts.

    Le deuxième frère s’appelle Bhīma dont le nom signifie courageux, plein de force, de la force d’intelligence, la force du cœur, de l’action. Ce courage est terrible pour les forces ennemies.

    Chez Arjuna, le troisième frère, les deux aspects fermeté et force se combinent pour développer la concentration et l’efficacité. Personne ne peut le détruire. Cette force est victorieuse dans tous les combats de la vie. Quand la Réalité s’exprime dans la personnalité, il y a une beauté, pas simplement physique, mais la beauté de la personnalité, la beauté du cœur. L’homme devient total. Les cinq frères sont l’homme total, l’homme parfait. L’homme devient parfait grâce à la force de l’Infini qu’on peut par exemple appeler Krsna.

    Les adversaires sont les Kaurava dont le caractère est dominé par rajas, l’avidité. Le roi Dhrtarāstra s’identifie totalement avec le royaume, le corps. Il a oublié tout le reste. Selon lui tout ce qui est contre le psychophysique doit être éliminé. C’est à cause de l’expression de l’ignorance que Dhrtarāstra et ses fils sont rajasiques, cruels. L’avidité s’exprime dans chacune de leurs actions, partout.

    Tel est ce que le Mahābhārata nous explique. Ce n’est pas l’histoire qui est importante mais nous devons aller dans la profondeur de ce qu’elle exprime.

    La suite des explications du Mahābhārata sera donnée lors d’une prochaine conférence.

  • Les Rituels

    LES RITUELS

    Conférence du jeudi 9 mars 2017 à Paris donnée par Michaël Leboeuf

    Les rituels dans l’hindouisme sont nombreux et variés. Ils peuvent être des offrandes, des purifications, la récitation de mantras ou de prières. Les principaux et les plus connus sont le yajña et la puja.

    Le Yajña, rituel de transformation et renaissance

    Le yajña est le rituel védique majeur le plus ancien. Il a pour but la protection et la croissance intérieure et extérieure de l’individu et de la société. Yajña signifie littéralement sacrifice, dévotion, vénération. Le yajña consiste en une offrande au feu sacré de diverses substances comme le bois, le ghee, le lait et le riz, accompagnée de la récitation des hymnes védiques.
    Pourquoi une oblation au feu ?
    Le feu est l’élément qui relie tous les éléments de la création, il est présent partout. Selon les Rishis de l’Inde ancienne, Agni, la déité du feu, est le lien entre les plans physiques et les plans supérieurs de lumière. Nous lui offrons symboliquement tout ce que nous possédons ; le feu divin nous rend alors ce dont nous avons besoin sous une forme pure et renouvelée. Il s’agit donc d’une offrande pour une renaissance.
    Pourquoi offre-t-on les mantras védiques au cours du yajña ?
    Selon Srī Tathāta, « La fonction essentielle des hymnes et mantras védiques est de nous aider à trouver notre propre divinité. La divinité est présente dans chaque être, mais de façon non manifestée, non encore épanouie. Les mantras védiques constituent des schémas sonores capables d’éveiller et développer la divinité qui dort en nous et chaque mantra ou hymne a son propre schéma sonore, sa vibration particulière, sa puissance particulière qui invoque un aspect particulier de divinité dans l’individu.»
    Le yajña est accompli avec un sankalpa, une intention de prière. Comment le rituel permet-il la réalisation de cette intention ?
    Satya Saï Baba nous l’explique : « Les yajñas sont des actes purs, propices et sacrés. Au cours de l’accomplissement des yajñas, on utilise l’expression svāhā. Cette expression svāhā, utilisé pendant les oblations est pleine de signification.

    On lui attribue généralement le sens suivant : « Puissent ces matériaux que nous plaçons maintenant dans le feu sacré être entièrement acceptés et consumés, afin que par ce feu ils atteignent la déité à laquelle ils sont destinés. » Les Ecritures enseignent que tout être humain de même que toute entité possède un corps matériel et un corps divin invisible aux sens physiques. Une oblation qui est offerte au corps divin du feu est sanctifiée.

    L’āhuti, l’acte d’offrir fait selon certaines règles, se transforme en havis, offrande à Agni, la déité du feu et, comme le décrit le Veda, l’offrande et celui qui offre, l’ātha et l’ādya, deviennent un. Lorsqu’on place des oblations dans Agni en récitant les formules cérémonielles appropriées avec le terme svāhā, il ne s’agit pas d’une simple verbalisation, mais d’une transmutation. La prière représentée par le rituel trouve son accomplissement. »

    Cependant, le mot yajña ne doit pas être interprété dans un sens restrictif, il ne s’agit pas simplement du sacrifice au feu. Les Vedas décrivent la création du monde elle-même comme un immense yajña. En réalité, le yajña pourrait être défini comme une action accomplie avec une attitude juste, c’est-à-dire en harmonie avec les principes cosmiques. Srī Tathāta l’exprime ainsi : « Dans un yajña, il y n’a aucune place pour l’égoïsme, il y n’a pas trace de but personnel, il y n’a pas de personnalité égocentrique qui oeuvre : être dans l’esprit de yajña signifie agir sans subjectivité, être un instrument pur accomplissant quelque chose qui est nécessaire dans le cadre de la justesse cosmique. Avec cette attitude, chacune de nos actions peut devenir un yajña ! ».

    L’offrande intérieure du verbe par les mantras, du souffle par le pranayama, et du mental par la méditation, à notre feu intérieur, et l’offrande de nourriture en conscience à notre feu digestif, sont des yajña que l’on pourrait qualifier d’internes. Ils conduisent à une renaissance, celle du vrai soi. De même, l’offrande externe au feu sacré purifie l’environnement et attire les forces divines. Dans la tradition védique, 5 grands sacrifices ou devoirs appelés pañcamahāyajña et mentionnés dans le Grhyasūtra (Kalpa), permettent d’avoir une vie harmonieuse et heureuse :

    • Rishi yajña : honorer les Rishis qui ont donné le Veda, suivre les principes du dharma comme eux-mêmes l’ont fait, réciter les hymnes qu’ils nous ont transmis. Gratitude envers ceux qui nous ont montré le chemin.
    • Deva yajña : honorer les Devas ou énergies spirituelles ; ceci se fait par la pratique spirituelle ou l’offrande au feu, mais aussi par la connexion en conscience avec le soleil, la terre, l’air, l’eau. Gratitude pour ceux qui ont permis la création.
    • Pitr yajña : Honorer les ancêtres et prendre soin des parents tant qu’ils sont en vie et au moment où ils quittent leur corps. Gratitude pour ceux qui nous ont permis d’avoir un corps.
    • Atithi ou Manushya yajña : honorer l’invité inattendu, celui qui demande une aide, et par extension les pauvres et les nécessiteux, ceux qui sont en souffrance. Attitude d’amour, de consolation, d’entraide.
    • Bhuta yajña : Honorer la nature, devoir de protection de la nature et de tous les êtres. Un yajña peut durer quelques minutes, ou plusieurs jours ou encore se dérouler sur des années.

    Je vais vous parler de mon expérience de deux yajñas : l’agni hotra, une pratique védique quotidienne au feu sacré et ensuite d’un Mahayajña, un rituel d’une grande ampleur.

    Présentation à l’assistance d’une courte vidéo de l’agni hotra filmé.
    L’agni hotra est accompli par le chef de famille ou son épouse au lever et coucher du soleil. Il s’agit de verser du ghee au feu sacré au fur et à mesure que des prières sont récités séparément à Agni, Soma, Prajāpati, Indra et Sūrya. Le ghee est offert au feu en même temps que sont récités les mantras védiques qui portent en eux toute la force d’intention et de volonté de celui qui fait l’offrande. La grande affirmation qui accompagne l’offrande de ghee est la suivante : « J’éveille ma conscience intérieure profonde afin qu’elle coïncide avec Ta volonté divine ! Oh Seigneur, la conscience qui est cachée à l’intérieur de moi, de même que le ghee qui est caché dans le lait, T’est offerte comme le ghee au Feu sacré qui est le symbole de Ta volonté divine. Puissent Agni qui est Ta volonté divine, Indra, l’énergie, Somā, le nectar, Prajāpati, le roi des êtres créés, se rejoindre à l’intérieur de moi, afin que Tes grandes intentions se réalisent en moi ainsi que dans l’univers ».

    Présentation à l’assistance d’une courte vidéo du Mahayajña conduit par Srī Tathāta en 2014
    Selon la tradition, un Mahayajña a lieu lorsqu’un sage et les autorités temporelles d’un pays s’accordent sur la nécessité de rééquilibrer les forces de la nature et le mental humain. Le feu sacré symbolise la Présence divine qui habite tous les êtres de la Terre. Le Feu du yagashala devient, ainsi, « le nombril de l’univers », selon la formule que l’on trouve dans le Veda. Le Mahayajña génère une énergie spirituelle immense : l’énergie descend des plans supérieurs sur le plan terrestre. Combinés, la récitation des hymnes et les offrandes font naître une transformation matérielle et spirituelle qui se répand partout, en tout être, en toute chose.

    Le principe d’unité d’intention est essentiel pour le succès du rituel, comme le rappelle le dernier hymne du Rig Veda.

    RIG VEDA 10.191

    āngirasah samvanana rsih | anustuptristubhau chandasī | agnih samjñānam ca devatā ||

    1. sam-sam id yuvase vrsann agne viśvāny arya ā |

    ilas pade sam ıdhyase sa no vasūny ā bhara ||

    O Agni (Volonté Divine) qui réside dans chaque être créé et leur accorde selon leurs désirs, unis les tous.

    Ta Présence resplendit au bon endroit lors du rituel. Puisses-tu nous accorder la prospérité.

    2. sam gacchadhvam sam vadadhvam sam vo manāmsi jānatām |

    devā bhāgam yathā pūrvë samjānānā upāsate ||

    Avancez ensemble. Lorsque vous parlez les uns aux autres, que ce soit sans animosité. Conduisez-vous en percevant l’état d’esprit des autres. Ensemble, jouissez des richesses et des bonnes choses de la vie telles que Dieu vous les donne.

    3. samāno mantrah samıtih samānī samānam manah saha cittam ësām |

    samānam mantram abhi mantraye vah samānena vo havisā juhomi ||

    Remplissez vos obligations et récitez vos mantras avec un esprit uni, que les résultats soient les mêmes pour tous. Que votre esprit intérieur et votre mental extérieur soient alignés. Puissé-je affiner vos mantras pour votre unité et votre méditation unie. Je fais l’offrande au feu pour vous tous.

    4. samānī va ākūtih samānā hrdayāni vah |

    samānam astu vo mano yathā vah susahāsati ||

    Unissez votre force d’intention et qu’également vos émotions soient à l’unisson. Que vos esprits soient unis de façon à ce que vous puissiez vivre ensemble de façon heureuse et prospère.

    La puja, rituel d’adoration

    Historiquement, la puja est née autour de l’idée d’accueillir une divinitié ou une personne importante comme un invité qu’il convient d’honorer de la meilleure façon possible afin de recevoir, en retour, ses bénédictions.

    En rendant hommage à la divinité, le rituel permet sa descente dans une image, une statue, un symbole la représentant, ou encore un élément de la nature (comme dans la puja au Gange). L’intention de prière, s’il y en a une, est exprimée à la fin du rituel. La puja est avant tout une pratique dévotionnelle.
    C’est un moyen et un processus de transformation de la conscience du dévôt par sa fusion avec l’aspect de l’Absolu représenté par la divinité spécifique sur laquelle il focalise totalement sa pensée et son sentiment pendant l’adoration.

    L’invocation est réalisée par le pujari, l’officiant. Une puja inclut généralement une offrande aux cinq éléments de la nature qui, dans leurs aspects subtils et denses, constituent le corps humain et président à ses fonctions. L’eau est offerte directement, le santal pour symboliser la terre, la flamme sacrée ou la lumière représente l’élément feu, l’encens symbolise l’air et les fleurs l’éther.

    L’offrande de fleurs fraîches est accompagnée d’une récitation de mantras. Le darshan marque le point culminant du rite, lorsque la divinité manifeste sa présence à l’assistance.

    Voici les 16 étapes qui sont classiquement réalisées dans la puja :

    • 1. Avahana. La déité est invitée du fond du coeur
    • 2. Asana. Il lui est offert un siège.
    • 3. Padya. Ses pieds sont lavés.
    • 4. L’eau est offerte pour laver sa tête et son corps.
    • 5. Arghya. L’eau est offerte pour que la divinité se lave la bouche.
    • 6. Snana ou Abhisekha. L’eau est offerte pour un bain symbolique.
    • 7. Vastra. La divinité est habillée.
    • 8. Upaveeda or Mangalsutra. Le cordon sacré lui est apposé.
    • 9. Anulepana or gandha. Parfum, bois de santal ou kumkum sont appliqués.
    • 10. Pushpa. Les fleurs sont offertes ou la guirlande de fleurs posée.
    • 11. Dhupa. L’encens est offert.
    • 12. Dipa or Aarti. La lumière est offerte.
    • 13. Naivedya. La nourriture comme le riz au lait, les fruits, le beurre clarifié, le miel, le sucre sont offerts.
    • 14. Namaskara or pranama. Prosternation de l’officiant et de toutes les personnes assitant à la puja.
    • 15. Parikrama or Pradakshina. circumambulation
    • 16. Clôture.

    Par exemple, dans une forme de la Shodasha Puja, les premières offrandes sont faites avec l’intention que tous les êtres soient nourris, aient la santé, soient protégés, voient leurs besoins de base satisfaits, que tous aient le bonheur et l’abondance. A partir de l’offrande de l’upavita (cordon sacré), c’est plus subtil, on demande que la connexion au divin s’ouvre chez tous les êtres.

    L’offrande de santal symbolise la descente de la divinité sur la terre et dans le coeur des hommes, celle du riz, la perfection dans la vie humaine et celle des fleurs, son épanouissement. L’offrande de l’encens est faite avec l’intention que nos sens puissent passer d’une jouissance grossière à une perception subtile de l’énergie qui habite toute chose.

    La circumambulation qui clôture la puja nous rappelle de toujours garder à l’esprit que toute notre vie doit tourner autour de notre centre divin. Et le geste final d’offrir l’arati exprime le voeu que la splandeur divine se répande dans le monde.
    Les 16 Samskāra, rites de passage d’un stade de la vie à un autre
    Les samskāra sont des célébrations accomplies à des moments importants de la vie, qui marquent profondément l’être en créant en lui des impressions positives et durables et en éveillant en lui un intérêt pour la vérité et le dharma. Chaque période de la vie est considérée comme sacrée, de la conception à la mort. Le passage d’une étape à l’autre fait l’objet d’une célébration pour rappeler que la vie est un don divin qui doit être respecté et qu’elle doit être vécue en accord avec les lois universelles. Chaque âge de l’existence a en effet ses lois naturelles, son dharma particulier et les samskāra aident l’être humain à le ressentir et le vivre en conscience. Lors de ces célébrations, les aînés, les érudits, les parents, la famille et les proches sont réunis pour exprimer leurs bons voeux et leurs bénédictions à la personne concernée par le cérémonial.

    • 1. Garbhadhana pour la conception : les parents prient avec ferveur pour avoir une descendance.
    • 2. Punsavana pour la protection du foetus durant le 3ème ou 4ème mois de grossesse.
    • 3. Simantonnayana au 7ème mois de la grossesse, prières offertes pour le une bonne croissance physique et mentale du futur nouveau-né.
    • 4. Jatakarma au moment de la naissance pour une longue vie en bonne santé.
    • 5. Namakaran cérémonie où le nom de l’enfant est donné, 10 à 12 jours après la naissance.
    • 6. Nishkramana au 4ème mois après la naissance où l’enfant est amener à l’extérieur de la maison pour la première fois.
    • 7. Annaprasana durant le 6è, 7è ou 8è mois où l’enfant est nourri pour la première fois avec de la nourriture solide.
    • 8. Mundan en général à 1 an, cérémonie de rasage des cheveux, pour rappeler la pureté.
    • 9. Karnavedha à 3 ou 5 ans, cérémonie de perçage des oreilles pour honorer la beauté et aussi l’importance de l’écoute dans la tradition védique.
    • 10. Upanayana à 7 ans, cérémonie du cordon sacré, 2ème naissance avec la connaissance spirituelle, reconnexion du jeune mental avec l’esprit, l’enfant est introduit au maître spirituel pour recevoir l’enseignement, c’est le début du brahmacharya
    • 11. Vedarambha symbolise l’étude du Veda, est réalisé juste après l’upanayana ou un an après. Le maître spirituel enseigne à son jeune disciple le Gāyatrī mantra.
    • 12. Samavartana entre 21 et 25 ans, pour la fin des études et le retour dans le monde.
    • 13. Vivaha mariage
    • 14. Vanaprastha préparation au renoncement, engagement à faire des pratiques spirituelles.
    • 15. Sannyasa renoncement
    • 16. Antyesthi crémation

    Conclusion

    On peut dire, en résumé, que les rituels amènent non seulement de la conscience mais qu’ils éveillent aussi de l’amour et de la compassion dans le coeur des êtres humains.

    Om taccham yorāvrnīmahe |
    gātum yajñāya gātum yajñapataye |
    daivī svastirastu nah |
    svastirmānusebhyah |
    ūrdhvam jigātu bhesajam |
    sanno’stu dvipade sam catuspade ||
    om sāntih sāntih sāntih ||

    O Seigneur, nous prions pour le bonheur de tous les êtres
    Puissions-nous être toujours en mesure de réciter les hymnes
    au Seigneur pendant le yajña
    Puissent les Dieux nous bénir avec l’abondance et la prospérité.
    Puissent tous les humains être heureux !
    Puissions-nous avoir quantité d’herbes médicinales pour que
    nous ayons toujours la santé
    Puissent tous les êtres à deux jambes être heureux, et tous les
    êtres à quatre pattes être heureux aussi !
    Puisse-t-il y avoir la Paix dans le coeur des êtres de tous les Mondes !

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